« _Quoi ? Ah non non non, je ne fais pas ça moi !
_Alors donne moi deux trouvailles...
_Mais j'en ai pas !
_Eh bien fais-moi une déclaration ! »
Quelle misère ! Mon c½ur battait à dix mille. Qu'est-ce que j'allais dire ? Qu'est-ce que j'allais faire ? Je stressais comme une malade, plus qu'avant mon oral d'anglais (c'est pour vous dire ! ), tout le monde se tourna vers moi en m'encourageant : « Allez Mélo ! Enflammée, on a dit hein ? » Je me tournai vers Pascal :
« Je suis vraiment obligé ?
_Bein le jeu c'est le jeu ! »
Je me préparai. Je crois que je suis resté bien dix minutes à retarder ce moment. Je cherchai ce que j'allais dire, mon cerveau devait fumer à force de cette réflexion intense. Bientôt, je ne pus plus trouver d'excuse, si ce n'est aller aux toilettes. Vincent, Cécile et Pascal devaient se foutrent de ma gueule, mais je m'en foutais. Je n'avais pas envie de faire cette déclaration, comment allais-je faire ? « Mon c½ur s'emballe quand je te vois » ? Non. « Depuis que je t'ai rencontré, je ne pense plus qu'à toi » ? Mais non ça ne va pas, jamais je n'oserais lui dire ça. « Je suis trop bien avec toi, je n'ai plus envie que tu repartes ! » Non... Trop vrai pour pouvoir lui dire... Je restais assise sur les toilettes à réfléchir. « Quand je te vois, mon c½ur bondit dans ma poitrine » ; « mon âme s'envole à chaque mot que tu prononces » ; « jamais je n'eus ressentis un tel sentiment... »... Jamais je n'oserais lui dire ça, même dans ce délire de sortilège d'Élixir... Je repensai à tous les délires qu'on s'était tapé cette après-midi. Un de plus ou de moins ne fais pas de différence ! Mais voilà : pour moi, cette déclaration n'avait rien d'un délire. Depuis toute une journée, j'essayais de me rapprocher de lui, et je devais lui faire une déclaration enflammée. Si seulement ce gars était assez bien pour moi... J'aurais sauté sur cette occasion pour faire un premier baiser mimi à souhait. Mais non, il ne faut pas que je m'y attache, sinon je vais retomber amoureuse, et dieu sait que quand je suis amoureuse d'un gars que je n'ai pas, je peux faire plein de conneries... Mais que dis-je ? Moi ? Amoureuse de Pascal ? ... Jamais !
« Alors ça y est ? T'as bien fais pipi, tu peux me faire ma déclaration maintenant ? » Je ne dis rien, mais je ris. Je m'assis à ma place, et Pascal me regarda et attendit. Il sortit son portable.
« Je suis prêt.
_Pas moi !
_Allez Mélo, c'est rien ! Me me lança Cécile.
_J'ai le droit de mentir ? »
Nous étions tous morts de rire, et je dis cette phrase en riant. J'essayais de préparer le terrain. Imaginez que Pascal croit à ma déclaration et qu'il m'embrasse ! Bon, je rêve un peu, mais ça se pourrait non ? Qu'est-ce que je fais s'il m'embrasse durant cette après-midi ? Ou demain ? Je me posais la question en sachant très bien la réponse. S'il m'embrassait, jamais je ne pourrais le repousser. Mais il ne faut pas ! « Bien sûr que tu peux mentir Mélo ! » Cette remarque me sortit de mes pensées. Je me tourna vers Pascal et commençai. Je pris un air faussement réel et tellement abusé que jamais il ne pourrait penser que ce que je dis est réel.
« La première fois que je t'ai vu, mon c½ur a battu tellement fort que j'ai cru que j'allais m'évanouir ! Et quand je t'ai fais la bise... Et il rigole ! »
En effet, Pascal était derrière son portable et il n'en pouvais plus tellement il riait.
« Mais aussi ! T'as vu comme tu fais ? ! Bon allez, continues. Dis-moi je t'aime
_Ah non !
_Si si ! Dit Cécile.
_Je t'aime.
_Mais non, pas comme ça !
_Je t'aimeuuh !
_Mais non ! Lança Cécile. Enflammée on a dit !
_Mais je t'aime putain de merde ! »
Nous étions tous tellement hilares qu'on se tenait tous les côtes. Alors, je fis signe à tout le monde de se taire car je me concentrais. Je regardai Pascal droit dans les yeux. Je ne ris pas. Lui non plus. Je m'arrêtai de penser à n'importe quoi, et ne pensa qu'à lui, et aux mots que j'allais prononcer. « Je t'aime. » Pascal fit une drôle de tête trop choquée. On aurait dit que ces mots l'avaient touché droit au c½ur. J'espère qu'il n'a pas pensé que c'était vrai ! « Wouha, c'était trop beau ! » Lança-t'il. Je ne vous dit pas comme j'étais gênée. « C'est à qui ? A toi Nawakly. »
ps : ceci sera le dernier article sur ce blog ^.^ ]
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